Mes Histoires Ce sont mes histoires

19mai/120

Vacances partie II

26 août 1966, 21h45, l'escalette et ses grillons s'endorment. L'électrophone crépite une chanson Napolitaine d'Eduardo Di Capua :

" Che bella cosa na jurnata'e sole !...

Que c'est beau une journée de soleil !...

N'aria serena doppo a na tempesta ...

Un air calme après la tempète ...

Pe'll'aria fresca pare giá na festa...

Avec de l'air frais on dirait une fête...

Che bella cosa na jurnata'e sole !...

 Que c'est beau une journée de soleil !..."

Quant au moment du délicieux refrain... Ginette assise sur la petite marche de l'entrée, le bas de sa robe fleurit, rabattu entre ses genoux, les yeux fermés, détendue, elle se crispe soudainement, " Non ! Non, non et non ! " s'exclame t-elle. Derrière la porte de l'unique pièce du bas du cabanon, se cache l'escalier qui mène aux deux chambres du haut. Les trois enfants s'y chamaillent, se chatouillent. Aux moindres gestes des petits agités, le sol de canisses s'assouplit.

20mar/120

Salsa du demon

" A-Ah ! 

A-Ah !

( hé hé hé ! )

( Horreur ! Malheur ! )

Aaaaah ! "

Je vole. Je visite les continents. J'admire les femmes. Celles qui ont grandies, celles qui ont mûries. Celles qui se sont laissées aimer, celles qui aiment et qui aimeront.

Des zones de turbulences me ramènent quelques fois à la réalité mais je m'en échappe souvent.

" Oui ! Je suis Belzébuth ! ( Horreur ! )

Je suis un bouc, je suis en rut. ( Horreur ! Malheur ! )

Oui ! Oui ! Oui ! Je vis dans l'ordure. ( Horreur ! )

Je pue la sueur et la luxure !

Je fume, je bois, j'ai tous les vices.

14mar/120

Vacances partie I

1er juillet 1966, Marseille où débute les Goudes, repère des cascadeurs. 1er jour des vacances. La Dauphine grise franchit les deux poteaux de l'impasse de l'Escalette. Trois minots endormis l'un contre l'autre, occupent la banquette arrière. " Les enfants ! Nous sommes arrivés ! " Un œil s'ouvre péniblement avant l'autre. Ils s'éveillent. L'extèrieur de l'habitacle est difficile à distinguer. C'est le Far-west. La voiture a soulevé dans l'allée une épaisse poussière blanche. " Allez ! Dépéchez-vous ! " Ils s'extirpent. Ils s'exécutent aussitôt dans une folle course autour du véhicule blanchit. Leurs index contre la taule, ils tracent des lignes. " Oh ?! Filez aider votre mère à défaire les bagages ". Le cabanon est au bout de l'impasse. Les habitations paraissent hautes dans l'étroite ruelle. Le sol aux pavés irréguliers a en son centre une rigole que les enfants s'amusent à sauter d'un pied sur l'autre. Les pas des gamins résonnent, les voix ont des échos. " Néné ?! Oh Né-né ! Attend-nous ! " crie Pierre. " Non ! "répond, l'aîné des trois. " Oh, les petits ?! " interpelle une vieille voisine.

- Ohhh, Madame Barjavelle euh, Boudraï euh, Bas de l'aile...

- Ouais, ça va, j'ai compris. Vous avez grandi depuis l'année dernière les petits, oh et toi ?! Tu vas parler cette année ?! demande la vieille dame au petit dernier qui l'ignore.

- Hé bonjour, Madame Batarelle, interrompt le père, comment ça va ?! " s'assure-t-il.

Les trois petits ont hâtes de redécouvrir la maisonnette et ils se précipitent d'un coup d'un seul derrière leur mère. Le tout petit, Jacques, est maintenu entre ses deux frères " À la une... À la deux... À la trois " et vlan ! Jacques est bazardé en plein milieu de la pièce. Le petit plein de joie crie, tandis qu'il tente de récupérer son équilibre sur ses deux pieds. Les deux grands franchissent à leur tour le seuil de l'entrée. Ici, c'est la bohème. Ils baladent leurs regards ébahis sur la décoration sommaire. La peinture bleue grisée croutée des murs. Deux rideaux en voile de coton jaunâtres. À gauche, la pile de marbre marron à une vasque. Une robinetterie douteuse qui goutte. Une cuisinière rustique blanche. Un réfrégérateur entrouvert. Un petit buffet sobre massif de teinte foncée. Une table ronde blanche et ses quatre chaises en Formica. Une cinquième chaise déparaillée. À droite, un porte-manteaux mural. Quelques vieilles épuisettes, cannes à pêche en roseau. De vieilles odeurs de mer. Tout est à sa place. Néné et Pierre s'adressent un regard complice, ouvrent leurs bras, s'étirent, se frottent les mains " C'est quand, qu'on va à la pêche papa ?! "

 

 

2010, méme-

7mar/120

Enfin bref

Août 1996, assise sur la terrasse en essence exotique, du 8004 Canyon Park court AUSTIN, TX, 78726, USA, j'ouvre l'enveloppe épaisse. Elle contient des nouvelles de Patrice.

"Le 26.07.96 à Marseille.

Hello, little immigrant sheep !

Et oui ! C'est moi ! J'ai mis du temps, désolé, mais je n'ai pas fait exprès. Je dois m'estimer heureux de pouvoir t'écrire aujourd'hui. Assied-toi, je vais t'expliquer !

Un après midi, je suis parti à Sormiou avec Antoine et Isabelle pour balader, prendre un bain; enfin bref, le petit après midi sympa quoi !

Après s'être baignés, on décide de partir faire un tour sur les rochers avec Antoine. En caleçon et petites chaussures de plages aux pieds, on marche. Presque arrivés au cap de Sormiou, on s'attaque une petite falaise en varappe (escalade). Malheureusement à un moment, en prenant appui sur un rocher, il s'est cassé. Je suis resté un petit moment en équilibre sur une pierre de la largeur de mes pieds, j'ai regardé en bas et je me suis dit - Non, ce n'est pas vrai. Il ne faut pas que tu tombes !- C'est pourtant ce que j'ai fait. Quand j'ai senti que je perdais l'équilibre, je me suis protégé la tête avec mes bras et j'ai fait le grand saut... Quinze mètres de hauteur ! En plein sur les rochers !

J'ai eu très peur, je ne savais plus quand j'allais m'arrêter de tomber. Puis d'un coup je me suis stoppé net, sur un bosquet de ronces assis, juste avant de tomber dans l'eau. J'avais encore toute ma tête et par reflex, j'ai fait de grosses ventilations pulmonaires (grosses respirations). Là, j'ai commencé à me toucher la tête : entière, les cervicales : OK. Le corps tout râpé, du sang un petit peu de partout et surtout gros Flip... Quand j'ai vu mon pied droit. Il était complètement à côté de la jambe ! Très impressionnant ! ( J'aurais dû prendre la photo, je t'aurais montré hé, hé, hé ). À partir de là, ça a été une course contre la montre et contre la douleur. Branle-bas de combat à Sormiou : pompiers, bateaux, police. J'ai essayé de gratter l'hélicoptère mais c'était pas possible... Fuck !

Je me suis enfilé deux bouteilles d'oxygène pour ne pas perdre connaissance, mais bon, j'arrivais quand même à raconter des conneries et à rigoler avec les pompiers; qui ont été super avec moi tout le long. Ceux sont vraiment des gars formidables, qu'ont beaucoup de mérites. Après ma longue attente de deux heures sur les rochers, les pompiers m'ont descendu en rappel dans une espèce de coquille de noix, jusque dans le bateau. Arrivé sur la plage, obligé d'être très fort car ma mère était dans tous ses états.

26fév/120

Bienvenus chez nous

En Provence 2011 dans un lointain village, au fin fond de la France , au bord de la Méditerranée, se cache des nomades venus des quatre coins du monde. Je ne peux pour le moment vous dévoiler le nom de cette commune, car vous l'avez photographié dans votre inconscient. Ici, nous avons nos succès, nos vedettes locales, des artistes intemporels : Fernandel, Pagnol, Zidane, Foucault, Lafont, Saccomano, Bosso, Préboist, Béjart. Mais aussi, quelques bandits, mauvais garçons... Des parrains, des mafiosi du nom de - bip, bip - " nous, nous excusons pour cette coupure momentanée  et involontaire de notre unique souhait de satisfaire votre curiosité . Nous sommes néanmoins contraints de devoir prendre congé et de vous convier à ne pas hésiter à vous reconnectez ultèrieurement. Nous vous remercions, par ailleurs , de tout l'intéret que vous nous avez témoigné " - Bip, bip, chcrich -

Ils ont marqué nos écrans, nos romans et il est vraiment peu dire des natures locales que l'on peut y trouver. Certaines restent à l'âge primaire sans trop vouloir en sortir, quand d'autres tentent d'y échapper et vivre dans leur temps ou avec leur temps. Nous avons un temps pour tout et tout chez nous , cela demande du temps. Temps que nous distribuons à notre bon vouloir lorsque nous avons le temps d'avoir le temps. Cela dépend du temps qu'il fait ou qu'il fera. Finalement, le temps fait le temps que nous prenons de temps en temps. Au diable la varice, après nous le déluge, qui m'aime me suive, et on verra demain.

Depuis que Gastounet est mort ceux sont l'ETA et le FNC qui nous ont piqué l'actualité. Comme il est difficile de survivre parmi la loi de la sélection naturelle !

Les hâches sont rangées mais le verbe, lui, est aiguisé, affûté, aux moindres gestes et paroles des inconnus. Les étrangers sont tous ceux qui ne sont pas du coin ou du dit quartier. Les frontières sont bien délimitées et il ne faut surtout pas les franchir, au risque d'être au demeurant , un traitre, un violeur de territoire ou au pire... Un curieux. la curiosité est mal venue, seul les villageois ont le droit d'observation. Tout le monde se connaît ou presque.

Lorsqu'un intrus se présente l'air un peu trop sûr de lui, les visages des permanents se tournent tous vers l'étranger et ils l'observent de la tête aux pieds. Ils attendent que ce fada soit bien passé et puis loin des oreilles de l'ignorant :

" Il a une drôle de tête, ce type là !

Qu'est-c'qu'il fait ? Où il va ?

14fév/120

MARSEILLE le cinquieme

La pêche, l'apéro, les cartes, les boules et les femmes en blouses qui font la cuisine , de nos jours, ce cliché n'est plus vérifiable en Provence. Marseille s'embourgeoise.

Dans le cinquième arrondissement de Marseille, il y a les bobos. Cette nouvelle espèce venue essentiellement de Paris, arrive pour s'emboucaner dans le quartier le plus convoité des ex y'a pas mort d'homme. Ils viennent en masse et s'installent au rez-de-chaussée des petits immeubles typiquement Marseillais. Ces spacieux logements, souvent en duplex, s'ouvrent sur de rectangulaires jardins dont seuls les ras-le-sol peuvent en profiter.

La plaine, Chave, Eugène Pierre, Abée de l'épée et Terrusse voie de l'enfer. Les soirs d'été lorsque les hautes fenêtres sont largement ouvertes sur Lucifer : on profite de tout.  " Attention ! Attention !  La foire du cinquième continue ! " - Tatatalila la-la, tatatalila la-la - " A toutes heures de la nuit ! " - Tsoin ! Tsoin ! - Le défilé s'embrume de gaz d'échappement qui alourdissent le peu d'air pur que l'on puisse trouver en centre ville; s'anime des bousculades de clochards qui s'insultent . Ces derniers s'adressent quelques fois aussi à une personne imaginaire. " Rends-moi (...) ma bouteille.

- Non, elle, elle est à moi. 

- Rends-moi ma bou-eille ! Non-di-Dieu.

- Non ! A moi.

- Dis-lui qu'il me rende ma-A bouneille. Enculé ! Rends-moi MA BOU-TEILLE. Dis-lui, toi ! Mais, putain, dis-lui toi, qu'i-il me rende MA bouteille ". Ils se tournent simultanément vers le fantôme de Terrusse qui ne répond pas le farceur ! En équilibre sur les talons les brocs sont connectés à l'au-de-là et attendent en vain la délibération du feu blagueur. Le jugement ne se fait pas et les deux acolytes continuent alors tant bien que mal, leur périple nocturne.

Le fond sonore est fait quant à lui, de démonstrations instrumentales entre amis divers et variés. Instruments musicaux que toute la planète puisse fabriquer, cela passe du clairon au djembé, de la flûte traversière au cithare. Il est bien entendu qu'il faut inclure les festivités d'anniversaires, les réussites d'examen, la fin des cours, la reprise des cours, les échanges d'appartements entre bons Parisiens et ce du vendredi soir au vendredi matin suivant. Il ne manque plus que les odeurs !

10fév/120

Escalette Partie II

" Bon... tu grimpes ? " Les deux mains à plat sur ses genoux pliés, Jérémy invite Eveline à le rejoindre qui est lui arrivé à escalader quelques rochers qui longent le chemin des Goudes. " Peux pas ... Ai mal aux pieds.

- Grouilles, allez ! Y'a des touffes A-a-bas. Allez, poupée. Montes."

Elle se déchausse et place les objets de torture dans ses mains. Agrippée à un arbuste, penchée vers l'arrière, elle envoie une jambe péniblement. Elle y parvient mais n'atteint son but qu'après de multiple tentatives. Une fois sur l'espace rocailleux, elle place ses deux bras en balancier et tente de marcher sur un fil imaginaire, qu'elle soigne de suivre. " At-Attends moi. A-arrive ! Y suis presque." - Hic - Il fait chaud. Très chaud. La sueur dégouline sur le visage rubicond de Jérémy qui peine à avancer. Il trébuche , tangue et fini par tomber de tout son poids sur les fesses. Les yeux  ronds et convergents, ses joues se gonflent d'air qu'il vient d'avaler. Il ne bouge plus, ne dit plus un mot. Anesthésié de douleur, il attend que cet instant passe; un ange passe puis deux, trois... Elle s'inquiète alors timidement : " T'as va ? T'as mal ? " . Après être arrivée à sa hauteur, sans s'occuper outre mesure de l'accidenté son regard est attiré par un trou béant juste au-dessus de Jérémy. Elle se positionne à terre et hisse sa tête puis ses yeux curieux cherchent à trouver quelque chose, quant-elle tonne: " Eh-oh ?! Y'a quelqu'un, quelqu'un-qu'un, un, un... You-ouh, ouh,ouh, ouh..." Elle entrevoit soudain une silhouette qui tournoie les bras en croix loin, loin en bas dans le large puits. Le visage de l'inconnue face à la lumière est radieux, ses cheveux gris trop longs balayent le sol poussiéreux. Les éclats de rire de la joyeuse se perçoivent à peine. " Eh ?! Oh ?! Pssssit ! Machin ? ", chuchote Eveline à Jérémy. " Viens voir." Et comme il ne réponds pas, elle insiste " Oh, truc ?! Viens voir.

- Peux-pas ! J'ai mal au cul.

- M'en fout ! Viens voir.

- J'AI. MAL. AU.CUL !

- Ohhh ! Mais viens voir !

- Pff, putain ! Mais qu'est-ce-qu'elle m'emmerde celle-là. Putain ! J'te dis que j'ai mal au cul, j'ai mal au cul ! Merde !

5fév/120

Escalette Partie I

La voiture développe ses gommes sur la longue avenue du Prado qui conduit à David. La mer se devine. Ces deux amis d'un jour se dirigent vers la pointe rouge. Il fait chaud. L'air ambiant est lourdement mitigé par les émanassions d'huiles solaires et d'huile de mauvais beignets. Une serviette de plage sur les épaules, les jeunes gens vêtus d'un maillot de bain traversent ci et là devant et entre les véhicules qui tentent de circuler. Les tongs claquent. C'est une foire pas possible.

" Oh ?! T'i'avance ou je t'esplose !! "

Le paysage se fait de plus en plus aride à mesure qu'ils se dirigent vers le petit port de l'Escalette. Jérémy se gare sur la grande et large esplanade qui surplombe la mer. A droite, un petit restaurant " Le petit port ". En contrebas, le petit port.

" Après vous, Madame. " Tout en empruntant la minuscule croisette du petit port, ils arrivent au tout petit restaurant qui a une toute petite terrasse. Le serveur les y installe. Ils décident alors de se placer l'un à côté de l'autre, face au spectacle marin. La carte est simple comme le lieu. Le service est joyeux comme ces deux êtres heureux.

Une fois l'apéro, la bouteille de rosé bien frais et celle qui se profilait, les deux jeunes gens montrent des signes de chaleur par de grands gestes, ils agitent leurs mains et éventent leurs visages. " Et voilà, pour Madame (...) et voici pour Monsieur. " Le serveur protecteur dépose sur leurs têtes un capéou. La large bordure de paille les abrite de la castagne que semble leur faire profiter le soleil. " Oh, comme c'est rigolo ça ! Le dessert ! Le dessert ! " réclame Eveline ses deux couverts dans les mains. " Serveur ?! S'il vous plait, portez-nous donc la carte des desserts. On est tellement bien ici ! Hé hé ! " il étouffe un rot et s'adresse à la jeune femme. " Et si on se tutoyez ?!

- Voui. Mais d'abord on trinque ! "

Trop soudainement, il se lève, titube et tente l'équilibre. Elle se lève aussi et retombe sur son siège aussitôt. Les yeux de Jérémy sont capricieux et n'agissent qu'à leur guise. Aussi lorsqu'il pense la regarder... Et bien il n'en est rien. La langue de Jérémy, un peu trop dilatée, force une légère ouverture de la bouche où vient se déposer sur la lèvre inférieure l'organe rose et moite.

4fév/120

La fin

Pieds et poings liés, je suis attaché.

" Enfoiré ! Avance ! "

Click. Cela me blesse, enclenche le détonateur que j'ai là, dans mon coeur.

Je ne lui voulais que du bien. J'ai aimé celle que j'ai enlevée par hasard par un soir de pleine lune. Je voulais la préserver dans la sphère de pierres que j'ai creusées pendant toutes ces années, l'éloigner de tous les dangers.

Un chat miaule, m'appelle. Je te cherche. Je ne sais où tu te caches, mais tu m'attires. Il faut que je me tire !

Couac, couac. Des mouettes moqueuses volent au-dessus de ma tête que je n'ose relever. J'ai honte. Sur l'esplanade tourné vers elle, finalement, péniblement, j'avance. Elle est tellement belle ! Son bleu a tourné au gris. Elle s'excite, ça m'excite. Elle vient lécher les rochers que je connais si bien et se fracasse sur les bords poreux. Je suis fou amoureux.

" Casse-toi ! " me prévient-elle.

" J'arrive ! " 

Je ne t'ai pas encore vu et je suis déjà sûr que tu es noir. Le temps se gatte et pourrit mon moral qui est au plus mal.

Tic-tac, tic-tac.

" Miaou "

Tu m'appelles une nouvelle fois. Je t'entends. Je viens. J'arrive. De tout mon élan, regardes ! Hop, je te rejoins. Vois comme je te souris, hé toi ! Ma belle grise ! Me vois-tu dans ma nouvelle entreprise ?! Droit comme un "I" je suis si fier de t'avoir tant navigué !

29jan/120

Reveillon de Noel chez Greg, chapitre IV

Menu de Noël : " Bienvenue chez Greg "

Huîtres au gazole du port de Martigues

Mouclade "teuf, teuf, teuf " de BB péchée depuis sa barque Marseillaise

Carpaccio de Liche  (coupé par les gros doigts délicats de Greg )

Petites cailles farcies au foie gras des plus Sumotori des canards du sud-ouest

Le civet de Greg servi aux diverses racines trouvées ci et là

Plateau de fromages des montagnes Camarguaises

Papillotes de Bernard

La moitié des chocolats de Ludo (Ouais ! Que la moitié: il n'a pas pu résister à la tentation durant le trajet )

Champagne très pétillant de Karine

ET

Une bouteille " la villageoise " rouge vinaigrée qui traînée dans un des placards de Greg.

" Ahhh !! Les cadeaux ! Les cadeaux ! Les cadeaux ! "

Pour Maryse : un magnifique tableau 80/120cm, réalisé avec les pieds par les enfants de l'école primaire 1ère section maternelle de Château neuf le rouge, dont les codes couleurs sont " foireusement " associés.

Pour Karine : une petite machine à coudre qui brode QUE les prénoms ET à l'envers :  Enirak.