Mes Histoires - Histoires et recits marseillais


11jan/120

Oh bonne mere !

Malgré les adjectifs peu qualifiants employés dans les conversations marseillaises courantes. Les atouts géographiques sont tout aussi en relief que leurs expressions. Marseille où dès que l'on arrive, on aperçoit : un rocher jonché d'une statue dorée. Tous les profanes tentent de l'approcher et de savoir ce qu'elle représente. Mais pour l'aborder, il faut tout d'abord monter le chemin de croix , qui depuis le vieux port et par le petit train si on le souhaite grimpe le rocher. L'escalade est tortueuse et à pic. Au plus on l'approche au plus le respect s'impose. Une fois à ses pieds et sur un demi cercle devant elle, avec sa couronne, la majestueuse vous regarde. Devant elle : la mer méditerranée, le château d'If, le Frioul et à gauche l'île de la tortue. Derrière elle et sur les côtés : Marseille. Marseille et sa splendide vue à trois cent quatre vingt dix degrés. La simplicité des deux visages pieux vous époustoufle. Celle qui présente, l'enfant plein de joie, fièrement dans ses bras est celui bénit de Dieu. Les petits pieds nus de l'ange sont figés dans l'expression de l'insouciance. Celle qui le tient bien fermement a le visage d'une sainte. Marie a dans ses bras celui ou celle qui le désire. Elle protège tous ceux qui voudront se soumettre à sa garde, c'est notre dame de la garde, c'est notre mère bienfaisante à tous : c'est notre bonne mère !

Lorsque l'on pénètre sa crypte, l'on y voit toutes les lumières d'espoir que chacun de nous peut y déposer. Les prières et les remerciements sur les murs, permettent à chacun de se souvenir d'elle et de tous ceux qui ont fondés des espérances en sa protection. D'ici et de sa petite colline dominante : elle nous protège, nous, pauvres pêcheurs.